3 jours après on commence à avoir ses petites habitudes, sérieux. Ce n'est pas comme quand on part deux semaines et qu'au fond on s'en fou un peu de prendre ses marques, dans deux semaines on sera plus là. Là, c'est pour un an.
Alors il y a des choses qui restent, le cobrador du micro qui crie le nom des rues qu'il emprunte, "todo Arequipa! todo Arequipa". Mais au fait mec, pourquoi tu cries le nom des rues alors que c'est marqué sur la taule du minibus? Une péruvienne m'a expliqué aujourd'hui: "c'est parce que les péruviens aiment bien se faire prier, voire désirer, même pour monter dans un bus". Trop forts.
Donc, revenons-en à nos lamas, aujourd'hui c'était visites de maisons d'étudiants. (ce passage frôlant la digression, ne s'adresse qu'aux lecteurs les plus passionnés).
Beaucoup d'étudiants l'ont très certainement tous plus où moins vécu, ce moment où on visite, où on s'imagine un an à un endroit, les moments qu'on y vivrait pendant un an, ce qu'on deviendrait ici, et tout, et tout. 3 visites donc.
- la primera: chez Rossana Paz
Je passe d'abord une barrière, un vigil à l'entrée, j'arrive au 272, un haut mur surmonté de barbelés et de piques. L'ambassade américaine? Non non, c'est comme ça partout dans le coin. Rossana Paz c'est un peu le genre Bree Van de Kamp, je la trouve très endimanchée en ce jeudi. Chez elle, impeccable, je lécherai par terre. La chambre est grande, salle de bain privée, placards, le genre de truc de bon standing mais sans charme fou. So Bree, algunos detailles? Là c'est un peu le hic. Il n'y a qu'un étudiant dans la maison et il est français. Dans la maison, on ne fume pas, on ne boit pas, on ne fais pas la teuf. Couvre feu le soir à 10h avec une exception 2 soirs par semaine où on gagne c'est jusqu'à minuit.
Verdict: essaye encore.
Néanmoins la famille était adorable et m'a expliqué pleins de trucs sur Lima, le Pérou, la religion. Oui, quand je dis à Pillar que je suis agnostique, elle me dit "no, estas en la busqueda" (je recherche une croyance, ndlr), je souris.
- la segunda: chez Fiorella
La maison que m'ont conseillé mes prédécesseurs germano-prato-liméniens. Quartier très résidentiel-sympa, au dessus du portail, pas de barbelés mais des ronces, façon plus bobio de dissuader les michants. Fiorella m'accueille avec un "como te chamas?" ça sent l'Argentine. Là clairement j'ai eu le feeling. J'arrive dans une maison à la cool, il y a un hamac au milieu de la cour, 14 étudiants, je croise une française (rohh) qui me dit que l'endroit est génial, je la crois, ça sent la vie. Le hic, la chambre: pas très grande, pas très lumineuse, pas très bien placée. En même temps elle est pas très chère. J'aurai tendance à penser que cette maison est plus mon genre, mon genre étant l'auberge péruvienne, merci Klapisch.
- la tercera: la abuela de Pueblo Libre
L'université est au bout de la rue. Et pour cause, ses enfants, qui sont grands, qui sont partis, étaient à la Catolica. Une dame discrète mais au contact très agréable. La chambre est top, grande, bien meublée, avec terrasse, près de la porte pour si tu rentres tard. La maison est généralement bien, spacieuse. Le hic c'est que c'est pas trop une maison d'étudiant, c'est plutôt une maison chez l'habitant. Mais en tout cas bien pratique, bien située, bien. Après quand ta colloque a des petits enfants, ça pose des limites à la chouille, c'est une option.
A suivre.
Trop top !! J'ai de suite l'impréssion que c'est le genre d'endroit où l'on à plus de facilité à arriver qu'à partir. C'est qu'il va plus vouloir revenir en france le salaud. J'connais pas le choix que tu as fait, mais à la description le deuxième m'aurai donné grave envie.
RépondreSupprimerVivement la suite pour avoir quelques photos de ta chambre et puis aussi savoir comment sont les gens que tu rencontres. Fiche technique tout ça quoi. ^^
Bonne chance pour la suite gars!